computer-smartphone-mobile-apple-ipad-technology

Dépassez les 3 facteurs limitants en ultra Trail

Chaque athlète a un facteur limitant, plus précisément, plusieurs facteurs interdépendants qui limitent vos chances de réussite. les trois plus notables étant: le temps, la structure et l’énergie.

Le temps:

Le temps est le plus grand facteur. De nombreux athlètes avec lesquels je travaille jonglent avec les contraintes du boulot la famille, les amis et d’autres passions. Si le temps est votre facteur limitant et que vous vous entraînez pour un ultra, concentrez-vous sur la course à pied pour la plus grande partie de votre temps d’entrainement, il n’y a pas le choix, le temps « sur pattes, debout  » est primordial.

Serait-il encore meilleur si vous pouviez intégrer du vélo ou un autre sport( ski roue, aviron, natation, ergo, rameur …)  à votre programme? Potentiellement oui, mais seulement si vous pouvez consacrer suffisamment de temps à chacun d’entre eux. Lorsque le temps presse, concentrez-vous sur la course à pieds , le plus spécifique à votre ultra et offrant le meilleur rendement pour vos efforts. Si vous avez 8 heures par semaine et que vous vous entraînez pour un ultra, votre meilleure option est de vous concentrer sur la course à pieds.

La capacité structurelle:

Certains athlètes ont plus de temps à leur disposition que leur corps ne peut tolérer sans se blesser. Je considère cela comme une limitation structurelle, ils en font beaucoup trop et peut être mal. Par exemple, Pierre peut être capable de s’entraîner 16 heures par semaine, mais a tendance à se blesser surement du au surmenage lorsqu’il travaille au bureau toute la journée.

Dans cette situation, il devrait courir pendant 6/8h la plupart des semaines et consacrer plus de temps au vélo ou autre que la course le week end. Cela peut être du travail en musculation , renfo, gainage , du vélo, du ski rando, de l’aviron, stretching, du yoga… Au fil du temps, en combinant des exercices de course et de non-course,  Pierre peut développer la résistance physique nécessaire pour tolérer la course à pied  avec 10/12heures par semaine. À ce moment-là, il devient un athlète limité dans le temps et pas avant.

L’énergie:

Certains athlètes ont beaucoup de temps et sont structurellement capables de courir un gros volume, mesuré en temps , intensité, distance, gain d’altitude ou combinaison de métriques. J’utilise le temps comme principal indice de volume et je fais le suivi du kilométrage et du gain d’altitude pour référence. Ce sont les athlètes limités par l’énergie, et ils présentent des défis difficiles, l’alimentation devient très importante chaque jour.

Si le temps et la capacité physique ne sont pas des facteurs limitants, ces athlètes souvent très performants devraient-ils utiliser toute leur énergie pour courir? Ou devraient-ils courir moins et dépenser de l’énergie dans d’autres formes d’entraînement (cyclisme, ski de fond / ski de fond, natation, musculation…)? Plusieurs fois, ces athlètes ont commencé par dépenser toute leur énergie à courir pour se rendre compte qu’il y avait une limite aux progrès qu’ils pouvaient réaliser en ne faisant que courir plus d’heures et en absorbant plus de stress. À ce stade, de nombreux athlètes recherchent des améliorations supplémentaires en continuant de courir à leur charge de travail durable maximale et en ajoutant d’autres formes d’entraînement.

Pour me faire l’avocat du diable, les athlètes principalement limités par l’énergie obtiendraient-ils de meilleurs résultats en consacrant davantage de leur temps disponible à la récupération, par opposition à l’ajout de différents types d’exercices? C’est là un point très important de mon point de vue.

Certains athlètes – et certains entraîneurs – ressentent le besoin de consacrer tout le temps disponible à l’entraînement à bloc. Être occupé ne signifie pas toujours un travail de qualité, il faut un niveau de confiance pour laisser le temps disponible passé, de manière ralenti, réfléchi, de laisser le corps s’adapter à basse intensité et récupérer.

L’effet combiné:

Il est extrêmement simpliste de parler de ces trois facteurs séparément. Le temps disponible, la capacité physique de travailler et le niveau d’énergie de l’athlète sont indissociables et interdépendants. Cependant, lorsque les athlètes atteignent le point de frustration ou de stagnation de l’entraînement, il est utile d’examiner la manière dont ces trois limiteurs sont équilibrés imbriqués. Dépensez-vous de l’énergie aux bons endroits, utilisez votre temps à bon escient et respectez votre capacité physique? La solution , ou au moins un pas dans la bonne direction , peut souvent être trouvée en ajustant au moins ces éléments, ensuite, chaque entraineur joue sur son expérience dans le contenu. Vous avez le choix de décider à qui faire confiance 

Cliquez sur le logo pour revenir au site

Categories: ,

Laisser un commentaire